
"Tu as déçu beaucoup de personnes, Elsa".
Ca fait mal et ça ne fait rien, je réponds un petit "Je sais, moi aussi on m'a déçu". Et je me surprends à trembler de tout mon corps, à sentir que l'air me manque, le coeur qui implose littéralement. Pour me défouler un peu j'ai fait le ménage dans deux pièces de la maison, deux chambres. J'écoute de la musique un peu trop fort. J'ai relu des vieux articles d'un autre blog et mon égo en a pris un coup, j'écrivais beaucoup mieux il y a deux ans. Je cognais plus fort du coeur, j'en donnais plus, je ne retenais rien. Là je suis le fantôme d'Elsa, son ombre, plus fragile et plus nerveux. Personne ne voit les bleus sur ma peau, les écorchures, les blessures intérieures, sauf Lui* peut-être. Mais il ne mérite pas ma tristesse, il ne mérite pas mes larmes, il mérite mes sourires, mon rire, mes caresses. Je voudrais faire l'amour avec Lui*, sentir sa chaleur contre ma chaleur à moi, et fondre en larmes au creux de ses bras, à bout de souffle, lui montrer que je suis abîmée, mais je n'y arrive pas. A cause d'eux, je suis comme ça. A cause de moi, je m'efface doucement. Même mon corps change, je n'arrive plus à manger, je n'arrive plus à remplir mon estomac. La nuit je suis affamée, j'ai chaud, et quand je fais trop d'efforts j'ai la nausée, la migraine. Bordel, je voudrais que tout bouge, qu'on me bouscule une bonne fois pour toute que je puisse enfin respirer.. Vivement que ma douce Mily revienne, il me faut une épaule, un regard attentif, vivement.
Because of you.









